[News] Nous y voilà... le Google phone est parmi nous !

Attendu depuis plusieurs mois, le Nexus One est disponible à la vente sur le web store de Google (uniquement aux Etats Unis), avec ou sans abonnement (l'heureux élu étant l'opérateur T-Mobile USA). Objectif du portail : un processus d'achat simplifié et une offre de service clarifiée.

Google a même inventé à cette occasion le terme de "superphone" pour nommer son petit dernier (ne jetez pas pour autant vos vieux "smartphones").

Le Nexus est fabriqué par HTC, société déjà dépositaire d'un certain savoir faire pour équiper plusieurs de ses smartphones du système d'exploitation Android (également développé par Google). Le Nexus utilise bien évidemment également ce même système d'exploitation en version 2.1 (la nouvelle).

Notons que les passionnés de science fiction auront peut-être noté le clin d'oeil : "Nexus" étant une génération "d'androïdes" dans "Blade Runner", le film de Ridley Scott (1982).

Le site Google consacré au Nexus One : http://www.google.com/phone

[News] Firefox débarque sur les smartphones

Depuis le 9 novembre 2004, Firefox n'a cessé de prendre des parts de marché à l'Internet Explorer de Microsoft, pour atteindre aujourd'hui 25 % de présence. La fondation Mozilla lance maintenant son poulain dans un monde bien plus fragmenté : celui du mobile.

Si plusieurs versions sont en cours de développement, notamment pour Windows Mobile et Android, il ne faudra pas s'attendre à voir arriver le navigateur sur iPhone. En effet, Apple refuse de publier sur son AppStore un concurrent de Safari. Encore une décision unilatérale de la marque à la pomme qui saura raviver la colère des utilisateurs d'iPhone face à une politique discutable.

Ca va si mal que ça dans l'industrie cinématographique ?

Quelle belle fin d'année ; les banques font des bénéfices et les places boursières repartent à la hausse. Ne devaient-elles pas faire faillite à cause de la crise ? Dans un autre domaine, ce sont les salles obscures qui ont connu une affluence record. Ne devaient-elles pas faire faillite à cause du téléchargement illicite ? Parce que, cette année, on nous en a rabattu les oreilles de la crise et du téléchargement illicite !

Les deux premiers sujets sortant de mes compétences, je laisse à chacun la liberté de revenir sur l'actualité de l'année et éventuellement sur les sommes investies dans nos petites institutions bancaires. Concernant l'industrie cinématographique, je suis heureux de rappeler que cette année le "Box Office" US a rapporté 10 milliards de recettes en salle sur son territoire. En France, nous allons approcher les 200 millions d'entrées, soit la meilleure fréquentation depuis 1982.

Alors ne sommes-nous pas en droit de nous demander quel est le niveau de nuisance réel du téléchargement illicite ? Par exemple en demandant simplement aux  pirates qui nous entourent (car ils sont parmi nous) s’ils fréquentent ou non les salles obscures. Pour ma part, j'ai l'impression que nous consommons plus d'œuvres cinématographiques (notamment) et qu'une partie de cette consommation supplémentaire est illicite pour certains consommateurs. Cela dit, seule l'étude de l'impact de cette côte part permettrait de déterminer si elle est nuisible aux industriels ou si au contraire elle suscite de la demande.

Le téléchargement d'œuvres non rémunérées (directement ou indirectement) n'est pas une bonne chose pour l'ensemble de la communauté. Il est certain qu'il faut rapidement trouver des modèles économiques de substitution. Mais regardons qui les premiers se sont bougés pour les trouver. Les grosses sociétés de production ayant d'énormes moyens financiers ? Que nenni, elles étaient bien trop occupées à freiner des quatre fers toute nouveauté technologique qui pourrait leur nuire, en essayant notamment de faire adopter de nouvelles lois. Comme si, à notre époque, il nous était impossible de régler quelque problème que ce soit autrement qu'avec de nouvelles lois ! Ce sont donc d'abords de petites entreprises innovantes qui ont proposé des alternatives, reprises ensuite pour certaines par de gros industriels confrontés à l'inévitable réalité. Car comme il est dit ; "on n'arrête pas le progrès" !

Il n'est bien évidemment pas acceptable pour une entreprise d'accepter l'idée de décroissance économique de son secteur. Mais est-ce normal de refuser de s'adapter aux évolutions de son environnement ? Si je prends l'exemple des séries télévisées américaines, sachant qu'elles sont commandées par les chaînes et rémunérées par la publicité, pourquoi à l'heure de la mondialisation (notamment des marques et des annonceurs) ne peut-on pas les recevoir facilement en France sans les payer (une fortune) "à la demande" ou attendre une année entière pour qu'elles soient diffusées sur des chaînes nationales ? 

L'avis de la CNIL est consultatif mais obligatoire pour pouvoir appliquer un décret. Le seul pouvoir de blocage dont elle dispose est donc de refuser de se prononcer. Sachant cela, on comprendra que ce n'est qu'une question de formulation lorsque, dans une lettre envoyée au gouvernement et portant sur la loi Hadopi, elle conditionne son avis à la transmission d'un autre décret, portant sur la procédure de sanction appliquée aux pirates. Cela ne nous évitera donc pas la prolifération législative mais permettra peut-être d'obtenir des décrets mieux adaptés à l'époque que nous vivons et aux besoins que nous avons.

[News] Orange lance un WebStore pour iPhone

Orange a lancé, le 16 novembre 2009, un portail web qui répond aux mêmes besoins que l'AppStore d'Apple mais pour les WebApps (sites web spécialement développés pour les iPhones et les iPods Touch). Un bel effort a d'ailleurs été fourni pour rester dans l'ergonomie du magasin Apple et ne pas perdre l'utilisateur dans une nouvelle logique.

En ce qui concerne le modèle économique, il ne pourra pas être semblable à celui d'Apple ; l'accès à un site web ne pouvant pas être facturé (deux fois j'entends). Donc, soit l'opérateur souhaite uniquement profiter des bénéfices indirects de son offre (visibilité, création de demande, etc.), soit il pense pouvoir se rémunérer selon les mêmes modèles que ceux utilisés par les portails de référencement classiques (publicité, mise en avant de sites web du catalogue, etc.), soit il innove (ce qui est peu probable). De toutes façons, les moyens marketing qui ont été mis en place à ce jour ne permettront aucunes des hypothèses mentionnées. Ils sont comme d'habitude ridicules au regard de l'ambition qu'un tel projet pourrait avoir. D'ailleurs, même sur le site web d'Orange, on n'en parle pas !

Notons que depuis la création de l'AppStore d'Apple en juillet 2008, son catalogue s'est enrichi pour atteindre 100 000 applications. Selon la société AdMob, les applications payantes génèrent plus de 200 millions de dollars de recettes par mois. Avec 30 % de commission prélevée par Apple, on ne peut que regretter pour Orange que leur modèle économique ne soit pas comparable !

Néanmoins, l'argent n'étant pas le secret du bonheur, il est important de saluer cette bonne initiative de la part d'Orange qui complète bien l'AppStore d'Apple. Idéal pour les nouveaux utilisateurs d'iPhone, ce portail rendra également un fier service à ceux qui se voient régulièrement poser la question : "tu connais pas toi des sites web spécial iPhone ?" :-)

http://www.lewebstore.fr

 

[News] Free officiellement quatrième opérateur français

Ca y est, depuis le 18 décembre c'est la fin de l'exception française côté mobile : un quatrième opérateur est né et cela nous ramène à la moyenne européenne en nombre de concurrents.

La compétition a été rude, le suspens intense, et c'est Free Mobile (Iliad) qui l'emporte ! Etonné ? Non, bien évidemment, puisqu'il n'y avait plus qu'un concurrent depuis octobre, depuis que ses challengers Virgin Mobile et Numericable avaient abandonné la course. "Trop d'incertitudes" ont-ils dit. Peut-être... Mais c'est déjà de l'histoire ancienne. Maintenant, une seule question se pose ; que va faire Free ?

Innover ? Réduire les coûts ? Les deux ? Certainement !

Pour ne pas cannibaliser son propre marché ADSL, on pourrait penser que la première attaque des prix de Free portera sur la voix. Ce qui serait légitime puisque cela fait des années que les opérateurs nous facturent de la voix à la minute alors que nous avons des forfaits "Internet illimité". Cependant, selon l'ARCEP, Free "envisage de proposer au consommateur des offres claires et innovantes à des tarifs compétitifs de nature notamment à faciliter l'accès à l'Internet mobile". Cela reste donc à voir. Peut-être aurons-nous de l'innovation côté Internet mobile et de la réduction des coûts côté voix.

On peut également se demander quel sera le modèle économique d'un "casseur de prix" sur un marché où les forfaits de base ne sont pas rentables à ce jour. Un forfait "quadruple play" à 29,90 € est-il possible quand on a payé sa licence 240 millions d'euros pour accéder - concrètement en 2012 - à un marché où le terrain va largement être miné entre temps ? Rappelons que Orange détient 42,6 % du marché, SFR 33,9 % et Bouygues 16,9 % (les 6,6 % restant étant partagés par les opérateurs virtuels). Cela leur ouvre quelques perspectives pour accueillir comme il se doit le petit nouveau...

Ce qui est certain, c'est que depuis l'iPhone, l'arrivée de Free comme nouvel opérateur est la meilleure nouvelle pour l'Internet mobile français et les utilisateurs que nous sommes.